09/07/2008

Retour d'Océanie

aa8Le jour suivant, petit déjeuner à peine descendu, démarrage du port, pour le spot de Rinca, sur l’île du même nom, afin d’aller voir le deuxième groupe des dragons. Une heure de traversée, tout au plus.

 

La nuit, nous l’avons passée au milieu de la baie, parmi d’autres bugis amarrés ici et là. J’imagine que les frais sont plus élevés quand on est apponté et puis, sécurité oblige dans une région où la misère est galopante, il est probablement moins dangereux de se trouver au milieu de l’eau.

 

Ca me rappelle mon premier voyage en Océanie, quand nous nous arrêtions dans une baie déserte et qu’un homme d’équipage, nécessairement, systématiquement, veillait la nuit, un fusil à la main.

 

ric1aa7Vroum, donc, alors qu’il n’est pas encore sept heures, direction Rinca. Nous arrivons bientôt dans une minuscule baie, au plus profond de laquelle, entre les palétuviers, il y a un ponton auquel nous nous amarrons vaille que vaille, après avoir bloqué notre hélice dans un bout de câble.

 

Pendant notre promenade, le mécanicien, jeune apprenti souriant et débrouillard, aura de quoi s’occuper. Alors que nous nous éloignons, il plonge déjà dans l’eau, avec l’espoir de libérer l’hélice bloquée. Bonne chance, mon pauvre.

 

aa13Nous voilà donc partis sur le ponton qui débouche sur un tout petit village que nous quittons bientôt, après être passé à l’épicerie locale – un maigre petit magasin qui jalouserait l’immense supermarché des Oleson, immortalisés par  la petite maison dans la prairie : une bouteille d’eau, ou un coca tiède pour les plus amateurs de la boisson sucrée. Nous démarrons.

 

Les dragons nous attendent de patte ferme, et nous faisons un tour similaire au premier, avec un seul ranger cette fois ci. Tout comme à Komodo, des animaux sauvages, ici et là, volent ce qu’ils peuvent au sol, aa9Drag2non sans regarder peureusement, à tout instant, par-dessus leur garrot, afin de voir arriver le danger. Les dragons se font parfois désirer, parfois apparaissent à des endroits inopportuns. Nous sommes forcés, deux fois, à faire un long détour à travers des sous-bois. Les branchettes nous griffent.

 

 

 

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Heureusement, les premiers qui tracent le chemin, ce sont le ranger, puis la grosse hollandaise, puis enfin le solide Estonien, de telle manière que la plupart des ronces et des branches griffues sont arrachées et traînent au sol. Vu que je suis en flips flops – en flips flops de marque ! certes, mais en flips flops quand même… -, je ne me plains pas.

 

Là encore, tout comme à Komodo, nous passons le long des anciens pièges dans lesquels ont balançait, dans le bon vieux temps, une chèvre aa10co7en sacrifice, puis quittons les sous-bois et prenons un chemin qui monte doucement à travers les collines. Un paysage grec s’offre à nous, aride et beau dans sa sécheresse. Quelques photos, pendant que le ranger surveille les alentours, à tout hasard. Mais il est inhabituel que les dragons montent aussi haut. Ils restent à l’ombre du bois, dans l’humidité presque marécageuse des alentours du rivage.

  

On note, cependant, de ci, de là, des fumées sèches.

  
 

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Bientôt, redescente jusqu’au village, dernières photos des gosses qui nous entourent – ceux des gosses qui n’ont pas été mangés par les dragons. Leur fascination pour nous, pour l’univers que nous représentons n’a d’égale que celle que nous éprouvons pour eux et pour leur monde. Nous nous quittons enchantés les uns des autres. Ils nous ont observés tout à loisir, et nous de même.

 

Retour au bateau afin de filer jusqu’à Lenteng, en supposant que l’hélice est maintenant libérée.

 

A Lenteng, notre Estonien quittera le navire, pour aller, par les petites routes, et par un bugis trouvé d’aventure, jusqu’à Timor Leste. Dieu seul sait s’il en reviendra vivant.

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aa2aa3Tous les autres vont rester sur le bateau, pour reprendre le chemin, lentement, vers Lombok. Nous perdons notre Estonien, mais gagnons un Hollandais. Le trajet prévu est, grosso modo, celui de l’aller, avec arrêts dans d’autres baies, d’autres criques, à dire coucou à d’autres poissons.

 

  

  

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Le chemin monotone passe entre des îles et des îlots vides, ou à peine peuplés. Avec un peu d’électricité, parfois, aa14des bateaux à balanciers, toujours. Des vieux qui pèchent ce qu’ils peuvent, et des gosses intrigués qui nous sourient.

  

  

 

 

 

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La triste Océanie.

 

 

 

 

 

 

 

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aa5aa4A Lombok, ce sera une nuit, encore, puis, le lendemain, un autre minibus jusqu’au port. Là, ce sera à nouveau un bac, l’arrivée à Bali, un bus quelconque jusqu’à Kuta.

 

 

 

  

Une, non, deux nuits à Kuta.

  

 

 

balifin1Balifin2J’ai changé d’hôtel, vu que j’en ai marre du spectacle du vieux porc Allemand qui ramène chaque aprème, puis chaque soir, une nouvelle conquête, et m’installerai en plein quartier australien. Touristes à gauche, touristes à droite. Touristes devant, touristes derrières. Night clubs à quelques rues d’ici, les filles qui chantent après un verre de trop, les garçons qui gueulent pour les mêmes raisons. Mais, je dois dire, l’hôtel est calme. Dehors, dans la rue, on vous offre des massages douteux, parfois. Les bars de Kuta ont de longues Happy Hours, qui commencent vers les seize heures, et qui iraient jusqu’à vous pousser à la consommation de produits alcooliques. C’est vrai que tout est pour rien, et que le service est charmant.

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Cuisine balinaise adaptée au goût du public étranger, et restaurants japonais, et steack houses, et hamburgers joints, et pizzerias.  

 

Deux jours de traînailleries, à faire mes derniers achats, puis ce sera un Air Batavia pour aller jusqu’à Jakarta. Deux heures plus tard, ce sera un Garuda pour Londres, puis un British pour Bruxelles où il fera, sans nul doute, pluvieux.

 

Ma promenade Papoue – si peu, si peu… - se termine. Dans quelques semaines, je commencerai à m’ennuyer, dans les plaines étriquées de par ce qui fut chez moi. J’irai alors chez mon amie Valérie, à mon agence de voyage préférée. Ce sera pour préparer un retour au Cambodge, une équipée entre le Bengladesh et la Birmanie, ou une promenade au Népal ?

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Phnom Penh me manque, je crois…

21:30 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Bravo pour le récit. Mais l'on ne va pas s'abandonner là : je suppose qu'on aura bientôt le plaisir d'un autre carnet de voyage ?

Écrit par : Nautilus | 09/07/2008

salut pascal,
alors tu m'emmènes pour ton prochain voyage?
amitié

Écrit par : jacques | 09/07/2008

T'as raison, camarade, il fait pluvieux (comme d'hab') en Belgique...
Tu pourrais pas nous ramener un peu de soleil et quelques fruits exotiques...si on promet de pas être sage !?

Écrit par : Bréda Marie | 09/07/2008

Fascinating blog regarding fascinating part of the world. Wonderful pictures and funny comments (although I would rather read it in English ;) ) I am never fed up with it!

Écrit par : Agnieszka | 10/07/2008

Thanks for your fascinating and detailed travelogue - it's almost as if we had been there to share it! The typical Gallez humour (pardon: Gallic!) and at times Galgenhumor cannot be denied! Where are you going next?

Écrit par : Marianne | 12/07/2008

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