03/07/2008

Bientôt vers Komodo

lo9Le lendemain, c’est un jour de battement. La nuit a été un peu difficile, vu que, d’un côté de l’hôtel dans lequel je dors, il y a une mosquée avec un muezzin qui bêle à la gloire de Lala dès les toutes petites heures, tandis que, de l’autre côté, un karaoké braille jusque vers minuit.

 

Bah, au moins, du côté muezzin, ça ne dure qu’une dizaine de minutes, après lesquelles ont peut se rendormir.

 

Or donc, après les chants du karaoké, j’ai dormi comme je l’ai pu, avant d’être réveillé par les chants du muezzin, puis ai revolé deux heures de sommeil à la nuit noire, avant que l’aurore aux doigts de rose, etc… me fasse le sale coup de me réveiller.

 

Il doit être pas loin de sept heures : debout, pipi, douche froide – enfin, tièdasse… Habillé de frais, je sors de ma chambre pour tomber sur le boy qui me demande si je veux mon petit déjeuner. Ah, oui. Bon, je retourne dans ma chambre et, deux minutes plus tard, le boy frappe à la porte, avec un plateau sur lequel il y a un pot de thé fumant, deux toasts, une lamelle d’une couleur jaune-brun qui doit être du beurre, et un sachet de confiture.

 

Toc toc, siouplaît M’sieur ; merci M’sieur. Je pose le plateau sur la table et m’assois sur la petite terrasse qui fait suite à ma chambre : ingérons tout cela. Après avoir avalé quelques tasses de thé noir et mes deux toasts, je sors de la chambre après avoir soigneusement déposé mon plateau devant la porte, puis file en ville.

 

lo1La ville, c’est trois fois rien, à Senggigi. Il n’est pas encore huit heures du matin, et tout dort, sinon quelques restaurants qui offrent des petits déjeuners et un cybercafé où je m’empresse d’aller vérifier mes courriels.

 

Quant à cela, rien de spécial : des offres de viagra en pagaille, ainsi que de cialis. Une demi douzaine de propositions commerciales en provenance du Burkina Fasso, et un message d’une amie chère qui me demande si je vis toujours. Je réponds que oui, efface les offres commerciales africaines, élimine les propositions médicamenteuses, ferme mon ordinateur, pour apprendre que les quinze minutes que j’ai passé sur l’Internet me coûteront l’immense somme de un dollar américain.

 

Monsieur le propriétaire du cybercafé m’explique, d’un air embarrassé, qu’il doit, pour avoir l’Internet, tirer une ligne jusqu’à Mataram, la capitale de l’île de Lombok. Il n’y a pas à dire, ici, c’est le tiers monde.

 

Sorti de mon cybercafé, et me dirigeant vers la plage, je me fais assaillir par des hordes de vendeurs de perles, de montres, de lunettes de soleil. Non merci, m’sieurs dames. J’arrive finalement au bord de l’eau, non sans m’être fait harponner d’abord par l’un ou l’autre commerçant, et m’en être débarrassé avec le sourire. Bientôt, je suis au bord de la mer, poursuivi par un dernier vendeur qui finalement me quitte, en me couvrant de malédictions, vu que je ne lui achète rien.

 

lo8Senggigi, ce sont deux plages. Une, devant trois ou quatre petits hôtels et principalement dévouée aux étrangers – quand il y en a. L’autre est envahie par les locaux. Aujourd’hui, ça tombe bien, c’est un dimanche, et la foule arrive, petit à petit, sur des mobylettes chargées comme des ânes.

 

 

 

 

lo2

lo3

 

 

 

 

 

 

 

 

lo7Le reste du village n’a rien de bien intéressant à offrir – sinon ses vendeurs de perles, bien entendu. Ses deux mosquées sont moches ; les temples hindouistes sont rares et éloignés, sur une île où les musulmans ont chassé les mécréants.

 

Reste donc la plage.

 

Là, après une heure, je me trouve entouré de gosses et d’adultes qui viennent profiter d’une journée de repos dominical. Je suis le seul étranger, mes petits camarades ayant décidé, qui, de dormir, qui, de faire les bistrots. Dans ce dernier cas, les deux Suédoises et l’Estonien doivent assez bien s’entendre. J’apprendrai plus tard qu’ils ont, avec le couple américain et notre Hollandaise, occupé la journée entière la plage « aux touristes », à se faire pourchasser par les vendeurs de colifichets.

 

 

lo4lo6La matinée se passe, dans la paix de la plage. Puis, je quitte le havre de calme et retourne vers la grand rue du village. Une douche, un déjeuner, un massage – non merci mademoiselle, pas d’extra – une sieste. La fin de journée arrive, et bientôt, le groupe auquel je dois bien me mêler, tôt ou tard, décide d’un dîner dans tel restaurant où on mange mieux qu’ailleurs, ou bien où la musique est plus bruyante qu’ailleurs. Nous voilà parti tous ensemble. Repas terminé, retour tôt à l’hôtel, vu que nous serons pris à sept heures du matin, pour aller à l’Est de Lombok.

 lo5

C’est là que nous embarquerons sur un bungis affrété à Perama Travel.

 

 

 

 

 

 

 

lo10lo11Usuellement, en haute saison - du temps qu’il y avait une haute saison en Indonésie - le bungis en question embarquait une trentaine de personnes. Cette fois ci, nous pourrons nous étaler confortablement à huit, sur des nattes, dans la pièce centrale, s’il arrivait qu’il plût. Le confort n’est pas exactement au rendez-vous.

 

Par contre, nous avons un vrai pilote, un guide, et un cuisinier qui sait ce qu’il fait. Nous ne mourrons certainement pas de faim. Le tourisme a du bon…

22:00 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.