20/06/2008

Visite aux temples de la mer

Les dieux en soient remerciés, à Kuta, il y a aussi de petits oratoires, parfois charmants, mais peu variés, dans l’ensemble. Chaque maison a le sien, Bali3parfois imposant, car il est essentiel de paraître ; chaque quartier s’est cotisé pour en avoir un collectif, idéalement, plus chic que celui du quartier voisin.

 

Dans chacun d’entre eux, on trouve quelques idoles vêtues d’un drap de couleur – chacun la sienne. Il y a des paniers d’offrandes, ressemblant à ceux que les Balinais distribuent généreusement aux quatre coins de la maison et, in fine, aux rats qui abondent. On trouve aussi des chats qui viennent se restaurer, avant que les rats passent.

 

Et puis, hors les temples de quartiers, il y a de grands temples extérieurs à la ville. Ce sont ces temples que nous allons voir demain.

 

Bali4Le petit déjeuner expédié, nous nous retrouvons devant le guesthouse où le minibus de Monsieur notre guide nous attend. Hop là, nous montons, et le chauffeur démarre avec prudence, d’abord sur la petit route de notre hôtel, et qui n’est que plaies et bosses – bosses, surtout… - puis sur une ruelle tordue qui conduit à une autre, puis à une autre encore, jusqu’au moment où nous débouchons sur ce qu’on appellerait ici une rue principale. De là, on commence à y voir plus clair. Le chauffeur, en tout cas.

 

Nous passons quelques carrefours, puis enfin des indications : pour Denpasar, aller par ici, pour Ubud, aller par là, pour l’aéroport, encore une troisième route.

 

Nous tournons résolument sur une quatrième et nous enfonçons dans le trafic. Le chauffeur sait où il va, il roule avec prudence. Nous ne nous inquiétons pas, nous contentant d’admirer le paysage de rizières en terrasses qui se déroule devant nous.

 

Après avoir vu des journées durant, de Thailande du nord au Vietnam, en passant par la Birmanie et Java, des kilomètres de rizières, on ne peut pas dire que je suis particulièrement ébloui par celles qu’on peut voir ici, mais le spectacle reste toujours délicieux. Le vert tendre des rizières indique qu’on vient tout juste de plantier, ou de repiquer, les pousses. Les grenouilles doivent se multiplier, et les canards, que l’on voit se dandiner partout, doivent être à la fête.

 

Bientôt, le chauffeur nous annonce que nous allons arriver à un premier bali1temple. C’est l’un des temples les plus sacrés de l’île – l’île est, en fait, couverte de temples particulièrement sacrés… - et il est bâti en bord de mer. Le spectacle, me disent mes compagnons frétillants d’impatience, est fantastique. Nous arrivons ; allons y voir…

 

Nous passons l’entrée – payante, oeuf corse – puis un tournant, une porte de temple raide et sculptée, telles que les Balinais les font toujours.

 

 

BAli7Bali6Soudain, le temple, dans la distance : effectivement, le spectacle est splendide.

 

L’eau et la religion hindoustani, c’est une longue histoire. Le plaisir de bâtir un temple à deux pas du rivage, vers l’intérieur ou vers l’extérieur, n’est manifestement pas épuisé pour eux : ici, le temple est à moitié sur un rocher – ce sont les tours d’offrandes aux divinités – à moitié sous le rocher, dans des grottes qui sont presque toujours immergées. Patauger dans l’eau est un bonheur qu’on a de la plus petite enfance jusqu’à un age avancé. Les gosses … pardon : les BAli8prêtres sont dans l’eau jusqu’aux mollets, à bénir l’un, puis l’autre, puis un troisième.

 

Une fleur sur l’oreille, un peu de poudre rouge écrasée sur le front, une prière murmurée devant une pierre grossièrement taillée, représentant une idole multiséculaire, quelques billets déposés dans un panier, à côté de la divinité. Derrière nous, la queue des fidèles serpente patiemment.

 

Puis, sur un dernier échange de saluts, nous repartons vers le rivage, en essayant de ne pas nous casser la figure sur les rochers glissants. Histoire de gagner quelques sous, des acolytes des prêtres prennent les dames par le bras, afin de les aider à passer les endroits les plus dangereux.

 

Ce n’est pas qu’il y a des requins avec des dents partout, ou des crocodiles affamés, mais il est vrai que les filles la trouvent toujours saumâtre, quand elles tombent tout habillées dans l’eau, et qu’elles n’ont pas de vêtement de rechange. Nous pourrions aider, bien entendu, nous, les compagnons, mais il est évident que c’est la seule manière de certains pour gagner les quelques sous qui les nourrissent…

 

Nous ne pouvons pas aller visiter les offertoires du temple, offertoires Bali2Bali5exclusivement réservés aux membres de l’ordre religieux qui s’occupe du temple, et devons nous contenter d’admirer les tours de loin.

 

Une promenade, le long du rivage, à admirer d’autres temples tout aussi interdits aux profanes, puis nous retournons vers le minibus, où notre conducteur nous attend. Prochaine étape, le temple aux singes.

 

Bali9

17:42 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

belles images du temple, ou d'un temple, pour quelqu'un ne connaissant pas du tout ce côté du monde...

Écrit par : philippe | 23/06/2008

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