18/02/2007

Rendez-vous est pris

Il doit être sept heures. Ca klaxonne tellement dehors que je ne vois pas de raison particulière de rester au lit. Je me lève donc et me douche longuement sous le jet d’eau froide, histoire de me réveiller, de me dépoisser. C’est même sous la douche, toujours froide, que je me rase, afin de rester frais quelques instants de plus.

 

Ensuite, revêtu de ce que je peux trouver de plus léger dans mes atours, je vais à la réception, où un petit déjeuner, pour autant qu’on le commande, arrive bientôt. Œufs, toasts beurre et marmelade, et thé. Le patron qui me sert, et qui a bien eu le temps de m’oublier, en un mois, me demande d’où je viens, ce que je vais faire ici, et termine par un « ça ne vous dirait pas de faire du cinéma » ?

 

Même pour cela, visiblement, il y a des rabatteurs qui se font quelques roupies au passage…

 

Donc, ils ont besoin de moi : Bollywood, j’arrive. Mais, avant tout, essayer de trouver sa valeur. Je prends donc un air vaguement indifférent, pour demander si ça paie bien, ce qu’il faut faire, si on peut visiter. Le patron, la jouant de manière tout aussi indifférente que moi, me dit qu’il ne pourrait me renseigner exactement, qu’il pose la question vu qu’un copain lui a dit qu’on cherchait parfois des extra, des européens, mais qu’il n’en sait pas davantage.

 

Bon, admettons-le in petto, j’ai fort envie de savoir à quoi ça ressemble, ce truc. J’assure monsieur le proprio que je vais réfléchir, sors de la guest house et téléphone à ma journaliste. C’est son répondeur, je crois, enfin, un message vocal, ça, c’est certain, suivi d’un piiiip qui fait assez bien répondeur.

 

Il est tôt, aussi…

 

Cependant, j’ai à peine raccroché qu’elle me rappelle : elle était sous la douche. Je me fais reconnaître, oui, elle se souvient vaguement de moi, et est ravie quand elle apprend que j’ai décidé de prendre son offre en considération, et de tenter ma chance dans les studios de Bombay. Rendez-vous est pris pour demain matin à mon hôtel: elle viendra me chercher. Il paraît que je suis très bien passé à la téloche, quand l’interviouve d’après manif a été montrée aux informations. Et elle raccroche.

 

Je ne sais rien de plus qu’avec mon patron d’hôtel, mais bon, on verra.

05:52 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

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