17/12/2006

Le vieux Kuala Lumpur

Pour aller à Kuala Lumpur, de l’île de Penang, c’est toute une expédition. Il faut d’abord quitter l’île, avec le bac-coquille de noix, pour Butterworth, puis aller à la gare routière en minibus. A la gare, il y a diverses agences vendant des billets de bus pour Hat Yai, Bangkok, Kuala Lumpur et Singapour, ainsi que pour diverses destinations aux noms moins connus. basekpresIl y a un Bas Ekspres Grand Luks, ainsi qu’on l’écrit par ici, qui partira dans quelques minutes et, veine, il y a encore de la place. Nous sommes deux, qui avons quitté Penang pour aller à KL. Nous prenons nos billets et nous voilà dans un bus effectivement très chic, pour six bonnes heures de route. Nous devrions donc arriver vers quatre heures.

 

La route est belle. Bientôt, elle se transforme en véritable autoroute. Un arrêt pipi-cigarette, et nous redémarrons dans un monde de luxe, de confort et de volupté. La volupté, c’est l’hôtesse qui passe régulièrement pour vous offrir du thé, et la télé de bord qu’elle nous annonce, désolée, être en panne.

 

L’entrée à Kuala Lumpur, ça ne se passe pas comme ça : afin d’éviter une pollution atroce, la Malaisie, qui exporte du pétrole aux quatre coins du monde, utilise des filtres avant l’entrée en ville : un péage, dix kilomètres avant la ville, peut-être, qui fait aussi office de station de blocage pour les voitures non-autorisées en ville – sauf si le conducteur paie une somme effrayante pour obtenir le permis, pour une journée.

 

Passé la chicane, nous roulons, descendons les pentes sur lesquelles nous étions, vers la plaine où s’étale Kuala Lumpur, ce qui nous permet de voir le spectacle des gratte-ciels vers lesquels nous roulons, et arrivons bientôt au centre ville, après être passé devant le splendide bâtiment colonial de la court suprême de justice.

SC

 

En fait, une courte promenade en ville le montre vite : tout ce qui est beau est ancien, et singulièrement d’architecture coloniale dix-neuvièmiste. J’ai lu plus d’une fois les origines du musée de la Malaisie, celles de la court suprême, celles de tel ou tel bâtiment gouvernemental : j’oublie chaque fois qui les a fait. Mais jamais on oublie la splendeur du spectacle. Y a pas à dire, nos ancêtres savaient y faire.

 

MarketIl y a, aussi, un merveilleux marché en modern style, bâti dans les années trente, de toute évidence, et des maisonnettes qui rappellent celles de Georgetown, dans lesquelles, aujourd’hui, se sont réfugié les petits commerçants. Tout Chinatown y est installé, ainsi que les arabes. Le soir, il y a un marché qui déborde sur toutes les ruelles de Chinatown, où l’on vend tout ce que l’Asie du Sud Est compte de copies et de faux, pire encore qu’en Thaïlande, qu’au Cambodge ou qu’en Inde.

 

Le reste, c’est du béton moderne, ambitieux, prétentieux. Il y a, bien entendu, les fameuses tours Petronas, qui sont à ce jour les plus hautes structures du monde. Il y a d’autres bâtiments bêtes et hauts, usuellement ornés de drapeaux malais, vu que la fête nationale n’est pas loin, et que les Malais aiment visiblement bien célébrer l’existence de leur état, où l’impôt est léger et où les rats, comparés aux pays voisins (j’excepte Singapour, mais on en parlera plus tard), se cachent. Lors de mon dernier séjour, en une semaine, j’en ai vu un seul.

16:27 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : animaux, architecture |  Facebook |

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