30/11/2006

Pat Pong et ses cabarets, aux danseuses légèrement vêtues

En attendant, nous sommes bientôt le soir et plutôt que d’aller sur le sempiternel Kaoh San, je me décide, une fois mon billet de bus acheté, à aller à Pat Pong. S’encanailler de temps à autre, pourquoi pas.

 

Pat Pong est la rue aux spectacles, dans le quartier de Sukuhmvit. Il y a des "cabarets" à touristes, dans lesquels des dames, qui ne le sont pas toujours, dansent, dans des tenues plus ou moins affriolantes, quand pas franchement olé olé.

 

Mieux vaut y aller avec une copine, sinon, après leur numéro, les demoiselles, ou les katoeys vous sautent dessus et c’est toute une affaire de s’en dépêtrer. Pour le dire en court, la salle de spectacle se transforme en bar à entraîneuses.

 

Par contre, si vous y êtes avec votre petite amie, ou une amie complaisante, les demoiselles vous fichent la paix.

 

C'est amusant de voir rentrer, en groupes timides, de lourdeaux touristes teutons, en culotte de peau brodée d'edelweiss, avec un chapeau vert orné d'une plume, des chaussures de marches et des chaussettes de laine, un alpenstock à la main.

 

Ils rentrent en regardant avec inquiétude par-dessus leur épaule, des fois que Madame, à qui ils ont dit qu’ils allaient à l’église, les aurait suivis, pleine de soupçons. Une fois dans la salle, ils boivent de la bière au litre en se balançant en groupe, au rythme de la musique, poussant des yodels enthousiastes qui font tout à fait couleur locale, au fur et à mesure de leur consommation de boissons alcoolisées.

 

Mais comme la musique qui accompagne les prestations des danseuses va beaucoup plus vite que l'usuel Umpapah Musik des Brauhaus du pays natal, ça fait tomber leur chapeau - surtout après quelques bières quand, en plus, ils ont une demoiselle assise sur chacun de leurs gras jambonneaux.

 

Nous, planqués derrière notre verre, on ricane au spectacle.

 

Cependant, ce soir, je suis seul - donc menacé des pires agaceries de la part du personnel des cabarets de Pat Pong, si j’y mets les pieds. Mais bon, d’ici mon départ pour Sukuhmvit, j’aurai bien rencontré un copain ou un autre. Allons toujours prendre notre verre près de Kaoh San. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je descend de ma chambre, dépose ma clé à la réception et file, dans la chaleur moite de la ville, vers Indochina. Là, personne de connaissance, sinon la gentille serveuse qui me fait un sourire tire-lire, et répond à mon the usual en déposant une Singha glacée devant moi. Pendant que je la savoure, arrive le patron auquel je demande s’il a vu mes petits camarades : non, rien.

 

Bon, j’irai donc seul à Pat Pong.

19:43 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.