20/11/2006

 Fin de journée

Reprendre le bus, vers les quatre heures, est un vrai plaisir. La journée a été courte, mais on se rend compte, soudain, que quelques dizaines de kilomètres sur un mauvais vélo, à parcourir les routes sinuantes et cabossées de la plaine centrale, sous le soleil brutal de l’Asie du Sud Est, même si on a bu tout ce qu’il fallait, ce n’est pas rien. Il faut dire que, jour après jour, il fait chaud. Ce n’est pas comme quand nous étions gosses, au bord de la mer méditerranée au ou bord de l’atlantique, quand nous avions de beaux jours et de moins beaux jours… Ici, il faut toujours beau, chaud, lourd.

 

J’ai rendu mon vélo à son loueur : il en fait le tour en deux pas, m’assure de sa satisfaction. Je lui paie la somme modique qu’il attend, et retourne vers le parking où la carriole à moteur m’attend. Le bus devrait démarrer tous les quart d’heures mais, bien entendu, le conducteur traîne toujours un peu, avec l’espoir de voir arriver un nouveau client qui rentabilisera un tantinet davantage le trajet. Manque de pot, je suis bien le dernier et, après cinq bonnes minutes de traînaillerie, le bus démarre. Nous sommes une douzaine, dont un couple de Japonais, reconnaissable à son usage compulsif de l’appareil photo. A l’arrivée, vu que je suis seul à être seul, ils me harponnent pour me demander de prendre une photo d’eux devant le bus. J’accepte, bien évidemment. Mlle aux côtés de Mr, tous deux faisant le « V » de la victoire, ou du bonheur d’être en vacances. Ensuite de quoi, c’est le sempiternel échange d’adresses électroniques, avec la promesse de rester en contact…

 

Promesses d’ivrogne.

 

De retour à ma guesthouse, je reprends mon linge lavé et repassé, file prendre une douche en saluant le gekko de garde, en passant, me renippe de frais et pars en ville – enfin, en bourgade – pour aller voir mon courriel. Puisque c’est possible, ici, j’en profite. Rien de bien intéressant. Me voici déjà dehors, après quelques minutes de cybercafé, à retourner vers le guesthouse, en passant devant les salons de massage. Cette fois ci, je réponds à l’offre d’une solide gaillarde au sourire commercial. Quant à savoir ce qu’elle vaut, comme masseuse, je ne pourrai le dire qu’après ; mais le physique lourdeau inspire la confiance. Une heure plus tard, je sais que j’ai touché un bon lot, si pas le gros lot. Elle connaissait son travail et je me sens tout revigoré, prêt à repartir demain matin, à me repromener à vélo dans le vieux Sukothai.

 

C’est en sortant de chez elle que je remarque le brouhaha du marché du dimanche. Tiens, je l’avais oublié, celui là, et j’avais oublié aussi que, s’il s’appelle « marché du dimanche », il commence le vendredi…

 

Allons y passer la soirée. Personne ne m’attend à l’hôtel, après tout.

19:49 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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