16/10/2006

Encore à Chiang Mai

Chiang Mai, c'est d'abord les temples de la vieille ville; c'est aussi les quartiers de l'Est, qui se bangkokisent, et ceux du Nord qui restent égaux à eux même. C'est aussi, pour le plaisir du touriste, la base de départs de treks simplets, pas trop lourds ni difficiles, avec une descente sur un radeau, pour terminer, dans le but de se mouiller et de bien s'arroser mutuellement, et une promenade à dos d'éléphant, pour commencer, pour montrer une photo à Belle-Maman, pour la faire bien rire.

 

Parfois, l'éléphant est rétif: il prend un passager en croupe - enfin, sur le palanquin - et démarre vivre sa vie, sans faire attention aux cris lamentables de son passager, de son cornac qui le poursuit, de sa famille qui reste au camp. J'ai ainsi, comme premier souvenir de trek, il y a longtemps, l'histoire d'un éléphant qui n'aimait pas sa passagère - une dame coréenne entre deux ages - et qui avait fait tout son possible pour la perdre, dans la forêt. La mari de la Coréenne, éploré, avait fait des pieds et des mains pour la récupérer. Au vu de l'attitude stoïque de la dame, pendant son kidnapping, puis à son retour, j'avais compris le mari qui, puisqu'il en avait une bonne, aimait autant ne pas la perdre. Cet homme était un sage.

 

Evidemment, on a tous tendance à faire notre cette petite annonce selon laquelle on échange une femme de quarante ans contre deux de vingt; mais ce n'est probablement pas une si bonne idée que ça. Les dames de quarante ans ont une patience que les demoiselles de vingt n'ont pas.

 

Disons que l'idéal, c'est une femme de trente ans. Dire que, dans les romans de Balzac, la trentenaire, c'est une femme qui peut écrire son journal de grand-mère... Le monde a changé.

 

Bon, tout ça pour dire que Chiang Mai, c'est non seulement une grande petite ville commerçante, mais c'est aussi la base de départ idéale du touriste un peu aventureux - témoins les myriades d'agences de voyage proposant des treks de toutes sortes - et c'est, enfin, le paradis de la bonne bouffe. De même qu'on peut voir, dans la ville nouvelle surtout, lesdites myriades d'agences de voyage proposant, ains ique je l'ai signalé, des treks de toutes sortes, on peut voir, dans la vieille ville surtout, des propositions d'apprentissage de la cuisine locale. Le cuistot, ou la cuistote, n'est en rien un préparateur exceptionnel, m'a-t-on dit, mais il a l'avantage de parler anglais - enfin, un peu - ce qui lui permet de transmettre l'information sans difficultés majeures. Les touristes qui s'inscrivent ici, ou là, n'apprendront rien de transcendant, du point de vue des grands cuistots, mais ils auront néanmoins le plaisir de savoir comment préparer quelques sottises rigolottes, qui leur permettront de briller dans la société de leurs amis proches, quand ils seront de retour à Fontenay aux Roses, à Bloemfontein ou à Birmingham.

 

C'est déjà ça.

 

CuisineJ'y ai moi-même envoyé des filles pleines d'enthousiasme, et qui en sont sorties, trois jours de "cours" plus tard, ravies. Au moins, elle avaient eu le sentiment, justifié, de ne pas bronzer idiot, comme on dit, et d'avoir appris quelque chose lors de leurs vacances asiatiques. Que demander de plus...

 

Enfin, à Chiang Mai, il y a quelques cours de massage, tout comme à Bangkok. Mais, tout comme les cours de cuisine, il s'agit de quelque chose de bien léger. Un vrai cours de massage, c'est trois mois. A Bangkok, au Wat Pho, on entre néophyte et on sort avec un diplôme, longtemps après. Sinon, on a droit qu'à un certificat qui, bien entendu, fait toujours impression, vu que c'est écrit en thai et que votre voisine ne saura jamais ce qu'il est exactement écrit sur le "diplôme"... Ca vous permettra de la tripoter, mais pas nécessairement d'arriver à vos fins - ou alors, votre voisine est une vraie blonde.

 

Le temps passe, et j'ai réservé mon prochain bus. Vu que je fais les petites routes, aucune raison de prendre le chemin de Bangkok, pour aller au plus vite vers le Sud... J'ai donc pris un billet pour Sukothai. Mon bus partira demain matin, tôt.

17:40 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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