10/10/2006

A Kuala Lumpur, par les petites routes (d'abord: Chiang Mai)

Quelques jours plus tard, de retour à Bangkok. Je suis descendu, comme je le fais toujours, par petites étapes. D'abord à Chiang Mai, qui est la deuxième ville de Thailande, derrière Bangkok, mais loin derrière: alors que la cité des anges compte, à la grosse louche, aux alentours de douze millions d'habitants, on parle d'un bon million ici. Chiang Mai est, de plus, un paradis culinaire et on y mange merveilleusement, aussi bien sur les marchés de nuit que dans les restaurants populaires, ou de luxe. Les cantines de rue ne sont pas en reste et, là encore, on déguste des merveilles.

 

Il y a aussi des restaurants d'expatriés, aux noms fleurant bon la Bavière, la Flandre profonde ou l'Italie... Le coup des Brauhaus allemandes reste toujours le plus surprenant - et surtout le succès qu'elles ont. Des troupes serrées de gras touristes à l'accent tudesque, aux chaussures de marche et aux Lederhosen gaiement ornés d'edelweiss brodés, vont non seulement y savourer une bière, ce qui serait encore compréhensible, mais aussi y manger un bon gros repas de saucisses accompagnées de Knödels et de choucroute. De joyeux yodels s'en échappent, en fin de soirée, pendant que les danses traditionnelles tyroliennes font trembler la baraque. Faut vraiment vouloir...

 

Outre le marché de nuit, devenu bien touristique, on trouve de réelles splendeurs, hors ville, produites dans des manufactures de tout et de rien, d'un artisanat qui ne l'est guère, mais qui sont belles et pas bien chères. PépinsCela va de services de vaisselle dont chaque modèle donne envie de le reprendre en Europe, à de délicieux objets inutiles.

 

Mais bon, pour moi, Chiang Mai, comme ses soeurs du Nord, c'est une source presque inépuisable de temples. J'y viens pour la cinquième, ou la sixième, fois et j'y découvre encore de nouveaux temples, bien discrètement planqués dans des endroits un peu inattendus. Ce peut être en ville,dans un quartier qui m'était jusqu'à présent inconnu; ce peut être, un jour où j'avais décidé d'aller me promener par mons et par vaux, le long d'un chemin, que l'on trouvera un Bouddha couché abandonné de tous, mais pas abandonné au point de ne pas avoir, à ses pieds, une fleur ou quelques grains de riz.

Buddhadort

Il y a un petit côté breton, dans cette floraison de statuettes partout.

 

20:08 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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