22/07/2006

Angkor Palace, à Phnom Penh

Le tuk tuk me conduit donc à l'hôtel choisi: il s'appelle l'Angkor Palace et fait très chic, de la rue défoncée qui y amène. Nous devons être à, tout au plus, deux cents mètres du front de fleuve, de la Croisette de PP. Il y a quatre ou cinq ans, toute la ville dormait dès dix heures. L'électricité était coupée, sauf pour les fortunés qui avaient une petite gégène de secour. Aujourd'hui, Phnom Penh est une ville qui vit jusqu'à pas d'heures, pour rattraper tout le temps perdu. L'Angkor Palace a une jolie petite entrée, avec un bar sur le côté gauche. Il y a un billard, un grand écran avec toutes les chaines de sports possibles et imaginables, mais se concentrant principalement sur le fouteballe anglais: il y a donc certainement aussi de la bière à la pression, offerte à des prix imbattables, des demoiselles qui viennent roder le soir, avec l'espoir de faire leur petit commerce, de la musique de rock des années quatre vingts et c'est ouvert jusqu'aux petites heures. Bref, c'est Phnom Penh. Sur le côté droit, il y a la petite salle de restaurant, au cas bien improbable où l'on ne voudrait pas prendre son petit déjeuner, soit dans sa chambre, soit sur la terrace qui donne sur la rue défoncée.

 

On me propose, pour dix dollars, une chambre au quatrième, avec clim' et salle de bain. Comment refuser... De toute manière, vu le bistrot du rez de chaussée, il est évident que le choix de l'étage est celui du bon sens. A dix dollars, je paie, cher pour le Cambodge, la proximité de la croisette. Je monte donc au quatrième - je dois être abonné à cet étage, d'un hôtel l'autre - et m'offre la douche que j'estime mériter.

 

Après tout, on a que le bien que l'on se donne.

 

La chambre est parfaite: grand lit, salle de bain impeccable, clim marchant dans un silence royal. La vue, de ma chambre, donne sur la rue et sur le quotidien des habitants de la ville.

 

 

Nous sommes, je le répète, à tout au plus deux cents mètres de la Croisette de Phnom Penh...

 

Ensuite, descente et inscription au registre de l'hôtel, je laisse les clés et pars me promener, direction la Croisette, justement. Il n'est pas encore six heures, la chaleur est lourde, s'il est un endroit où j'ai une vague chance de bénéficier d'un petit vent coulis, c'est par là bas. De plus, on y trouve tous les bistrots de la ville et j'y retrouverai peut être une connaissance.

16:31 Écrit par PGå dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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