04/07/2006

Angkor à bicyclette

A l'arrivée, à l'hôtel, comme d'habitude, les guides et autre taxi sautent sur le touriste, afin de lui proposer, pour le lendemain, un tour des temples d'Angkor, à moto, en voiture, en minibus... On peut dire "oui", et faire le bonheur d'un guide ignorant, mais on peut aussi dire "non", et aller soi même, seul, à bicyclette, par monts et par vaux, à visiter les temples. A l'entrée du site, de toute manière, on vous donne une carte raisonnablement détaillée.

 

A me relire, là, j'en rajoute un peu, quand je parle de rouler par monts et par vaux. C'est tout plat.

 

J'ai donc dit "non" et me lève, le lendemain, pour aller louer un vélo, pour la modique somme de un dollar la journée. La confiance règne: une fois que j'ai payé mon dollar, on me donne la bicyclette que je choisis dans le lot, et c'est tout. Mon nom? Benoit XVI ou Chiracouille la Fripouille, tout serait bon; on ne me le demande même pas.

 

Il est six heures et une plume, je pédale tranquillement vers l'entrée d'Angkor. Vingt ou trente minutes de route pas toujours dans un état idéal, dépassé par quelques minibus emplis de vieux touristes ventripotents.  Arrivé à la porte principale, je m'achète un pass  pour les cinq prochains jours. Pour Angkor, c'est un minimum.

 

Tout Angkor a été déminé, depuis quatre ou cinq ans. On peut s'y promener sans danger majeur. Parfois, mais c'est tellement rare, un promeneur saute sur une mine perdue, et meurt, une jambe arrachée. Que c'est dommage.

 

Le jour est levé, mais la couverture nuageuse fait que le lever de soleil a été un raté, pour les courageux qui s'étaient levé une heure plus tôt que moi. Ah, il leur restera le crépuscule du soir... Je donne mes quarante dollars et, mon précieux sésame serré dans ma poche, je file à la vitesse du vent vers mes temples favoris. Les plus connus, ceux qu'on voit sur toutes les photos, méritent certainement le détour, l'arrêt et la visite. C'est n'est pas pour rien, après tout, qu'ils sont les plus connus.. Mais il y en aura d'autres, d'autant plus charmants que les cars de touristes ne s'y arrêtent pas, ou rarement. On doit se dire que, passé sept heures, les quatre ou cinq temples qui correspondent au fond de commerce d'Angkor sont assaillis par des milliers de pépés et de bobonnes transportés en bus climatisés, pépés et bobonnes qui ne plus tout jeunes mais qui sont bien vaillants quand même et qui viennent admirer - à juste titre - ce qui doit l'être.

 

Ils traînent sur les temples dont je parlais plus haut, puis retournent, midi approchant, à l'hôtel et à la clim', le but du voyage n'étant pas de mourir d'un coup de chaleur. Certains reviennent vers les dix-sept heures, afin d'admirer le coucher de soleil, une heure ou deux plus tard, sur un temple. Puis ils vont plus loin, sur les plages de Thailande, ou sur celles du Viêt Nam.

 

Il reste une petite vingtaine de temples moins fréquentés, mais bien déminés quand même, qui font la magie d'Angkor. Je fréquente les deux - les fréquentés, tout autant que les fréquentables. L'avantage des deuxièmes, c'est qu'il leur reste un petit côté sauvage, qui rappelle sans doute la redécouverte d'Angkor, à la fin du dix-neuvième siècle, quand les temples étaient noyés sous la forêt.

 

 

22:56 Écrit par PGå | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Merci de nous faire partager tes émotions ! Oui merci , cela doit être vraiment magique et à quel prix , ! la chaleur c'est difficile de s'y adapter ! Continue à nous envoyer de tes nouvelles !
première impression oh c'est déjà fini
a bientôt et prends bien soin de toi
Chantal et Michel european fitness club

Écrit par : chantal linard et michel lootens | 10/07/2006

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