02/07/2006

D'un bus l'autre

Mes deux Japonaises aux jambes Louis XV sirotent leur bouteille d'eau, et nous avons été, peu à peu, rejoints par tout le groupe. Notre accompagnateur est là et nous fait prendre patience, le bus qui nous conduira à Siem Reap devant arriver d'un instant à l'autre. Un américain impatient part voir en ville s'il pourrait trouver un taxi. Dès qu'on partage le taxi à quatre, ça revient à un prix raisonnable. Il revient dix minutes plus tard, sans taxi, mais trempé de la tête aux pieds: le nouvel an bouddhiste n'est pas terminé.

Happy New Year

Yeah, Happy New Year, again...

Un bus agonisant, sans portes et aux fenètres aux vitres absentes arrive enfin. Nous sommes une grosse vingtaine, on ne pourra pas tous y entrer. Heureusement, le bus est supposé nous conduire à un terminal de bus qui se trouve à tout juste deux cents mètres.

 

Nous le suivons donc, à bonne distance, laissant les gosses s'épuiser sur le bus et passant au plus vite alors qu'ils rechargent leurs armes. Dans le bus, c'est probablement moins amusant, vu qu'il n'y a pas de fenètres. Mon baluchon est imperméable, donc je m'en fiche, mais d'autres auront des surprises désagréables.

 

Quand nous arrivons au "terminus des bus" municipal - en fait, quelques chaises en plastique, avec un auvent en béton qui pèle - deux préposés invitent les passagères à descendre, et vident ensuite la ruine, sous notre surveillance. Tous les bagages y sont, plus ou moins trempés. Les pépiements indignés de nos deux Japonaises me font comprendre que leurs barriques à bretelles ont dû être trempées. Les Coréens ricaneraient volontier, aux malheurs arrivés à l'ennemi nippon, s'ils n'avaient eu le même problème. Ca gueule assez bien partout, et sinon, ça grommelle un peu comme Claire, quand elle nettoyait la table du petit déjeuner.

 

Nous pouvons maintenant attendre un bus promis, avec lequel nous devrions rejoindre Siem Reap avec tout le confort que le Cambodge peut offrir à des promeneurs qui ne visent pas le quatre étoiles. En attendant, nous nous occupons avec les gosses qui viennent mendier, jouer, qui sont curieux de tout ce que nous avons avec nous.

 

 

Après un bon quart d'heure, nous entendons arriver deux véhicules qui, quand nous les voyons, nous font douter de leur capacité à nous conduire bien loin. Ce sont deux minibus rouillés, aux fenètres absentes, aux sièges effondrés. Jamais nous ne pourrons démarrer avec cela. Après une discussion âpre, nous obtenons l'arrivée de deux ruines supplémentaires: c'est ça, ou rien. Nous démarrons, moins deux couples qui se sont finalement arrangés avec un taxi qui les conduira à destination. Pour les autres, nous parvenons à empiler les bagages, puis nous même, dans les quatre minibus, et nous démarrons, entourés de gosses rigolards qui jouaient avec nous, depuis que nous étions arrivés au terminus.

22:31 Écrit par PGå | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.