27/06/2006

La bataille de Bangkok (deuxième jour)

Quand on sort tôt le matin, c'est calme. Les arroseurs sont partis se coucher très tard. Ils dormiront jusqu'à huit ou neuf heures, avant que la chaleur rende impossible tout sommeil, et n'arriveront sur le champ de bataille qu'en toute fin de matinée, ou en début d'aprème.

 

J'en profite.

 

Vu que les copains sont tous partis, et que la date de leur retour n'est pas connue, autant pour moi aussi partir me promener. A peine debout, douché et rasé, le riz du matin tout juste avalé, je file, près de Khaosan, chez mon agent de voyage préféré, pour me faire obtenir un visa pour le Cambodge, et pour réserver un billet de bus pour Siem Reap. Manque de pot, il n'est pas ouvert - vacances de nouvel an - mais son concurrent direct l'est, ouvert, lui. J'y vais donc. Visa, impossible avant une semaine, vu que l'ambassade du Cambodge est fermée. C'est le nouvel an pour tout le monde... Pour un billet de bus, par contre, ça peut se trouver. Bon, comme on peut obtenir un visa à la frontière cambodgienne (pour quelques dollars supplémentaires, oeuf corse), ça roule. Je partirai demain matin. Départ de Bangkok à huit heures du matin, arrivée à Siem Reap... quand les dieux le veulent bien.

 

Ca me laisse encore une journée d'arrosages multiples à Bangkok; préparons nous donc . Je me rachète, à l'un des étals, déjà bien dégarnis, un nouveau pistolet, mon précédent étant en train de rendre l'âme: une arme solide, de beau plastique chinois rouge et jaune, avec la gachette bleue: de quoi faire peur. Tout ça pour cent Bahts. L'ennemi n'a qu'à bien se tenir.

 

Je rentre vite, retire mon polo encore frais et remets ma loque d'hier, sèchée et tachée, ainsi que mes shorts froissés, je remplis le réservoir de mon arme et file, attendant l'aprème, de l'autre côté du Chao Praya, en prenant le petit bac pour deux Bahts. La matinée sera normalement à peu près calme, j'ai envie d'aller faire le tour à l'ouest, avant de revenir pour les grandes manoeuvres. Il n'empèche que, sur ma route jusqu'à au petit bateau-stop, je me fais arroser deux fois. Dire que la situation est parfaitement calme, le matin, serait mensonger.

 

 

Hop là sur le bac. J'ai payé mes deux Bahts, et me voici en une minute de l'autre côté, à me promener dans un quartier inconnu, dont je remarquerai vite qu'il fourmille de bordels.

 

A Bangkok, c'est fastoche: les salons de massage indiqués traditionnal thai, ça veut dire, massages honnêtes.

 

S'il est marqué thai style, la masseuse insistera probablement pour vous offrir, contre un modeste supplément, par rapport au massage traditionnel, un massage un peu plus olé olé. On peut lui dire non, mais elle boude.

 

S'il n'y a rien d'écrit concernant le massage, devant le bâtiment dans lequel deux ou trois messieurs essaie de vous faire entrer en vous jurant leurs grands dieux que c'est du massage, alors ce n'est pas du massage. Un détail supplémentaire vous mettra la puce à l'oreille: il y aura des fluos avec des représentations de demoiselles peu vêtues et souriantes. Ca ne marche que le soir, les fluos, bien entendu, mais on peut remarquer, en plein jour, la forme exacte des tubes néons et savoir dès lors ce qu'ils représentent. Si ce sont des filles à forte poitrine et peu vêtues, c'est un bordel. Enfin, si, le soir, un Tuk Tuk vous propose de vous conduire à un massage, même pas la peine d'imaginer autre chose qu'un endroit avec néons représentant des demoiselles à forte poitrine. L'avantage, bien entendu, c'est que ces endroits sont climatisés.

 

Après avoir trainaillé dans un quartier sans temples, mais avec beaucoup de massages pas vraiment massages, et de massages thai style, je retourne de l'autre côté du Chao Praya. Encore plus loin, il n'y avait rien, sinon des avenues qui vont vers la fin de la ville. J'ai envie d'un massage, d'un vrai, mais il est déjà bientôt trois heures, et je suppose qu'en face c'est la guerre. Bon, il faudra quand même y aller; allons-y.

 

Après tout, c'est rigolo.

14:15 Écrit par PGå | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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